Les ciments Vicat
(1865)


Le château de Serviantin,
berceau de la société Vicat ?
La société des Ciments Vicat a été fondée en 1865 (peut-être au château de Serviantin) entre le fils de Louis Vicat, Joseph Vicat, Alphonse Rallet, maire de Biviers, et ses amis Baudrand et Nayral, tous trois industriels expérimentés. La société sera ensuite dirigée par la famille Merceron-Vicat, après le mariage de Suzanne, fille de Joseph, avec Maurice Merceron.

Le ciment était connu depuis longtemps. Celui du Pont du Gard est particulièrement résistant. Cependant les principes en étaient mal compris et son emploi se limitait à un rôle de liaison entre pierres.


Lion à Biviers, sculpture
sur béton d'Aimé Irvoy.
Louis Vicat en a fait une étude scientifique que des industriels, comme son fils, utiliseront pour exploiter des ressources naturelles. Les collines marno-calcaires de la Chartreuse et du Vercors convenaient particulièrement à cette fabrication. Ce fut l’un des atouts de la région. Cette ressource fut même appelée l’or gris.

Il reçut ses lettres de noblesse avec quelques réalisations de prestige, comme la tour Perret, la Casamaures ... Des sculpteurs se lanceront même dans l’emploi de ce matériau, comme le Grenoblois Victor Sappey et son disciple, le Biviérois Aimé Irvoy.


Mémorial du Doyen Gosse à St-Ismier,
ancienne cimenterie
Principe du ciment : le ciment résulte de deux transformations chimiques. La première - sa fabrication - consiste à déshydrater (ou cuire) à 1450° des roches naturelles, silicates et aluminates de calcium, puis à broyer le produit. Ensuite, sa réhydratation - ou prise - sous l’effet de l’eau, transforme la poudre de ciment en complexes cristallins hydratés très résistants.


Réf : Histoire de la cimenterie, Claude Fégeux, Archives de l'Isère, BIB 2J202

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