Les Raynaud, procureurs du Roy (--> 1790)

Le procureur royal était un personnage essentiel au Parlement du Dauphiné. Il défendait la loi, ou plutôt ce qu’elle était à l’époque, les intérêts du roi, puisque le Dauphiné faisait partie du royaume de France depuis 1349.

La fonction de procureur constituait une charge, qui s’achetait très cher et rapportait à son bénéficiaire une rente versée par l’Etat. Toutes les fonctions importantes faisaient l’objet de charges. C’était un moyen pour le roi d’obtenir de l’argent frais en échange d’honneurs et d’une promesse de rente annuelle, une sorte d’emprunt à très long terme.

D'azur, au chevron d'or, accompagné en pointe d'un losange alias une moucheture d'hermine, d'argent ; au chef de même, chargé de trois trèfles de sinople.
Blason des Bouvier-Raynaud, reconstitué d'après G. de Rivoire de la Bâtie, Armorial du Dauphiné.

Les charges étaient cessibles ; mais, comme elles coûtaient cher - au 17e siècle du moins - elles donnaient lieu à peu de transactions et restaient en général dans les familles : on était procureur de père en fils, à condition d'avoir atteint un âge légal et acquis un minimum d’expérience. A cause de cette restriction, il y avait un peu d'alternance dans la fonction, partagée alors par deux ou trois familles.

Plusieurs Raynaud ou Bouvier-Raynaud ont été procureurs et même procureurs généraux au Parlement et, ceci, jusqu’à la Révolution. On peut penser qu’ils ont tous possédé et habité le domaine des Essarts à Biviers.


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