Le compteur communicant Linky

On a donné à Biviers en novembre 2017, une causerie sur le compteur Linky. Des personnes ayant souhaité pouvoir se référer à un texte écrit – car ce compteur soulève bien des interrogations – ces pages ont été composées à leur intention1.

Plan

  1. Date et durée de la pose
  2. Les raisons du changement
  3. Avantages du compteur pour le producteur
  4. Avantages pour le consommateur
  5. Inconvénients, réels ou supposés, pour le consommateur
  6. Risque de coupure d'électricité par le Linky
        ..... Problème en alimentation triphasée.
        ..... L'énergie réactive en question.
  7. Intrusion dans la vie privée.
  8. Effet des courants porteurs.
  9. Il y a ondes et ondes.
10. Les ondes électromagnétiques (ondes EM).
11. Le domaine basse fréquence ou domaine radio.
12. Le domaine centimétrique.
13. Le domaine millimétrique et infra-rouge.
14. Le domaine ionisant.
        ..... A propos des rayonnements ionisants
15. Récapitulation sur les ondes.
16. Conclusion pour le Linky.
[MAJ 3 mars 18]

1. Date et durée de la pose

A Biviers, pose pendant le premier semestre 2018. Chaque abonné devrait être prévenu au moins un mois à l'avance. Le nouveau compteur électrique, appelé Linky, sera installé à la place du compteur actuel, qu'il soit situé dans le logement ou à l'extérieur. Ce compteur, pose comprise, ne sera pas facturé à l'usager.


Durée de la coupure d'électricité : sans doute environ une demi-heure, car le préposé ne neutralise pas le transformateur, mais seulement les fusibles situés avant chaque compteur.

Présence obligatoire de l'usager si le compteur est en propriété privée. Mais s'il est situé dans le domaine public, la présence de l'abonné est tout de même fortement recommandée.
A titre personnel, nous conseillons, dans l'heure précédant la pose, de veiller à l'arrêt des appareils sensibles, ceux comportant un moteur puissant ou un programmateur, surtout s'il s'agit de triphasé, et d'assister le poseur avec, en mains, une facture récente d'électricité. Après la pose, remettre en service un à un les appareils sensibles.

Le linky conserve la faculté de piloter, si le câble de pilotage existe, la mise en service d'un chauffe-eau pendant les heures creuses. D'autres télécommandes seraient disponibles par la suite en direction du logement, soit par liaison Usb (donc à très courte distance), soit par radio (peu fiable si l'éloignement est important). En particulier, on devrait, par ces liens, pouvoir connaître à domicile et en temps réel les informations du compteur.

 

2. Les raisons du changement

Raison légale.
C'est une recommandation de l'UE, transformée en obligation par la France dans la loi sur la transition énergétique du 17 août 2015.
Le compteur Linky est un compteur communiquant ; il informera à haute cadence le distributeur d'électricité sur notre consommation. Avant le Linky, elle était relevée 2 fois par an. Avec le Linky, elle le sera au moins une fois par jour et probablement beaucoup plus, jusqu'à 6 fois par heure (maximum autorisé par la Cnil).

Raisons profondes (et sociétales).
La consommation électrique augmente continûment, de plus de 3% par an. Depuis 2010, on observe cependant une stagnation de la demande, probablement due à la récente campagne d'économies d'énergie (prohibition des lampes à incandescence, amélioration de l'isolation thermique, remplacement des écrans cathodiques par des écrans plats, extension des fours micro-ondes, STEP ...), mais due aussi au marasme industriel actuel.
Après ces efforts, on peut prévoir un accroissement de la demande d'électricité : croissance de la population française de 0,8% par an, développement de la voiture électrique, reprise industrielle souhaitable ...

La production électrique, elle, stagne : les centrales à charbon sont déconsidérées à cause de leur rejets toxiques ; les technophobes2 contestent, par des manifestations violentes, l'énergie nucléaire (1 mort à Malville), les barrages (1 mort à Sivens), sans doute bientôt aussi les éoliennes ... Ni ces dernières, ni le photovoltaïque, ne pourront subvenir aux besoins, car leur production n'est pas souple et non adaptée à la demande. Les centrales à mazout et au gaz produisent de l'électricité avec un prix de revient trop élevé et trop soumis aux fluctuations du marché ; l'Europe voudrait diminuer leur contribution.

Au minimum – et surtout à cause des énergies éolienes et solaires – on devrait construire de nouvelles STEP3 (système de transfert d'énergie par pompage, il y en a déjà 7 en France, dont celle de Grand-Maison, la plus puissante). Les deux lacs nécessaires pour chaque STEP ont beaucoup moins d'ampleur que les lacs des barrages classiques et seront peut-être plus facilement acceptés. Mais les STEP ne produisent pas d'énergie, elles ne font que lisser la demande et leur courant revient bien plus cher que le courant primaire. De plus, les nouveaux projets seront certainement contestés par les technophobes. On n'est pas en Chine, où le barrage des Trois-Gorges a nécessité l'expulsion de plus de 1,8 million de personnes.

D'où nécessité d'économies et d'adaptation entre production et demande, car la puissance totale installée en France (~100 GW) est bien supérieure à la demande moyenne (~70 GW). Elle est voisine de la puissance demandée en période de pointe, mais on ne dispose pas à tout moment de la puissance installée (le photovoltaïque et même l'éolien produisent peu pendant les pointes de consommation, vers 19h en hiver ; d'autre part, il y a toujours des générateurs en arrêt pour entretien). Les échanges d'électricité avec les pays voisins améliorent le bilan mais ne peuvent combler qu'une partie du déficit (la France est d'ailleurs, à cause de ses centrales nucléaires, majoritairement exportatrice dans ce domaine).
On peut prédire une insuffisance d'énergie électrique dans une dizaine d'années, si aucune décision n'est prise rapidement en faveur de nouveaux générateurs ou si on ne parvenait pas à de très fortes économies d'énergie.

 

3. Avantages du Linky pour le producteur d'électricité

Le principal avantage du système Linky est sociétal (cf ci-dessus) ; il réside dans son aptitude à permettre une meilleure adéquation entre demande et production.

La faculté de délestage automatique de certains abonnés constituera l'un des principaux leviers par lequel l'EDF pourra soulager la production en période de demande excessive. Par le biais du Linky, Enédis devrait pouvoir couper l'électricité – partiellement ou totalement ? – chez les abonnés acceptant un contrat de délestage.

Il y a également des avantages collatéraux appréciables pour l'EDF ou ses filiales :

  • Meilleure gestion et économie des moyens de production et de transport de l'électricité ;
  • Suppression des relevés manuels (mais ces gains seront obérés par la nécessité de reclasser les agents affectés à cette tâche)4 ;
  • Détection rapide des fraudes (en Italie, la pose des compteurs communiquants a été remboursée par la seule suppression de la fraude) ;
  • Meilleure détection de l'ampleur des pannes éventuelles et donc économies sur la remise en état du réseau.
     
  • 4. Avantages pour le consommateur

    Ils sont plutôt mineurs, car ce n'est pas le but recherché.
    Signalons tout d'abord que ce compteur compte les kilowatts-heures, tout comme le compteur actuel (et non les kilovolts-ampères-heures, comme on le prétend parfois, voir détails ici).
    – l'abonné connaîtra mieux sa consommation (accès par Internet ou par téléphone cellulaire aux données d'Enédis).
    – avec les relevés à distance, on ne sera plus obligé d'être présent pour ces opérations, ni de subir les surévaluations des factures intermédiaires.
    – ouverture ou fermeture du compteur en cas de déménagement seront télécommandées et plus simples.
    – Les modifications d'abonnement seront (probablement ?) moins coûteuses.
    – La diversité des offres tarifaires annoncée permettra au consommateur de mieux adapter son abonnement à ses besoins réels (économies prévisibles pour les petits consommateurs qui pourront opter pour un abonnement inférieur à 6 kW).

    Parmi ces offres, certains abonnés (peut-être tous ? ) pourront souscrire un contrat de délestage qui, moyennant une contrainte sérieuse, offriront des coûts d'électricité moins élevés.

    Notez : une impulsion de la diode rouge clignotante correspond à 1wh (un watt-heure), si bien qu'un clignotement régulier à la cadence d'un c/s indique une consommation de 3,6 kw ; quand on s'approche de 2 c/s, la puissance maximum disponible avec un abonnement de base (6 kw) est atteinte et on risque fort la coupure

     

    5. Inconvénients, réels ou supposés, pour le consommateur

    Ces inconvénients sont amplement mis en avant par les technophobes.
    Le coût de l'opération ? Près de 5 milliards d'euros ? On a vu ci-dessus que le bilan est positif pour Enédis et neutre pour l'usager (note 4).
    On a recensé pour l'instant trois autres sujets d'inquiétude et on va en discuter. On verra que certains sont préoccupants et d'autres non fondés.

     

    6. Risque de coupure d'électricité par le Linky.

    Le Linky comporte un disjoncteur bien plus précis que le disjoncteur mécanique placé en tête de nos installations domestiques. Or, à cause de son imprécision, pour ne pas risquer de couper le courant en-dessous de la puissance souscrite, l'EDF réglait notre disjoncteur bien au-dessus de l'intensité d'abonnement (soit à environ 32 A pour un compteur bleu de 6 kW, qui correspond à 28 A).
    Certains usagers utilisent – souvent sans le savoir – cette marge pour consommer au-delà de la puissance souscrite (on s'en aperçoit si le courant est souvent coupé dès qu'on branche un appareil supplémentaire).
    Le Linky, étant très précis, n'acceptera pas ces dépassements. On pourrait penser que, s'il coupe le courant, il faudrait (après la déconnexion d'appareils gros consommateurs) aller le réenclencher, éventuellement dans la rue, de nuit et sous les intempéries. Ceci serait très désagréable et contraire à la norme C15-100 qui exige la disponibilité d'un disjoncteur général facilement accessible à l'intérieur du logement.
    On pense (mais sans garantie) qu'il en sera autrement.
    Tout d'abord, le Linky enregistrera les dépassements de capacité et leur durée ; le cas échéant, l'usager sera fortement sollicité pour souscrire un abonnement de puissance supérieure (et donc plus coûteux).

    Il semble qu'Enédis a prévu une procédure douce en cas de coupure par le Linky. Il faudrait d'abord débrancher un ou des appareils gros consommateurs, puis fermer le disjoncteur intérieur, attendre quelques secondes et réenclencher ledit disjoncteur. Le Linky enregistrerait alors cette manœuvre et se réarmerait automatiquement. Cette procédure, très satisfaisante, demande cependant à être confirmée par Enédis.
    Note : il est prévu que l'abonné puisse également réenclencher in situ le Linky en pressant longuement une touche (la touche +), à condition d'y être autorisé (un voyant sur le compteur permettrait de connaître cette autorisation).

    Il reste cependant le problème épineux du triphasé, agencement vers lequel ont dû se tourner de nombreux abonnés, spécialement ceux ayant opté pour le chauffage électrique. En effet, le raccordement en triphasé est, à puissance égale, bien moins coûteux que celui en monophasé, mais il est injustement pénalisé par le linky. Nous tentons d'étudier ce problème dans une page spéciale : Triphasé.

     

    7. Intrusion dans la vie privée.

    Il est faux de dire que le Linky dispose d'une caméra cachée et qu'il connaîtra en détail nos activités.
    Il ne connaîtra que notre consommation électrique, actuelle et cumulée. Ces valeurs seront enregistrées et traitées par Enédis pour calculer des moyennes qui seront traduites en courbes de charge ; ces graphiques pourront effectivement renseigner Enédis sur nos habitudes (heures moyennes de lever et de coucher dans la maison, de repas, d'absences, dates des vacances, ...), surtout si ces comportements sont répétitifs.

    A gauche, courbe de charge annuelle
    indiquant clairement
    les dates de vacances.

    A droite, courbe journalière
    montrant les habitudes
    des occupants du logement.


    Il s'agit d'informations privées que la CNIL (commission nationale informatique et libertés) a soigneusement étudiées. Elles seront accessibles à l'abonné. Elles pourraient effectivement intéresser aussi un malfaiteur, mais il est peu probable qu'un employé d'Enédis ose lui céder de telles informations, à cause des pénalités encourues. Le malfaiteur pourrait-il intercepter lui-même ces données ? Théoriquement oui ; sur place, il lui faudrait disposer d'appareils très sophistiqués, les approcher près du compteur ou accéder aux réseaux cellulaires. De plus, ces informations seront cryptées, mais on sait qu'il existe des pirates informatiques très doués (les hackers). Quant à accéder frauduleusement aux enregistrements d'Enédis, le risque n'est pas totalement nul ; il est à peu près identique au risque de piratage de nos données bancaires.

    Un autre danger est soulevé par certains opposants : la communication à la police des informations du Linky. On peut supposer qu'elles ne seront fournies qu'à la demande d'un juge d'instruction et qu'elles compléteront les données déjà accessibles à la police par l'usage du téléphone cellulaire, capable de reconstituer l'itinéraire de son propriétaire en fonction de l'heure à 2 ou 3 km près. Ce dernier moyen d'investigation ne semble pas avoir soulevé de protestations alors que la communication à la police des courbes de charge, appelée flicage par les technophobes, soulève un tollé.

    Par contre, il subsiste un danger réel, même s'il n'ameute pas les foules, celui de la communication (i.e. de la vente) de ces courbes à des entreprises annexes, dans un but de publicité et de publicité ciblée. Ainsi, ces entreprises connaîtront mieux nos besoins et nos habitudes et ne se priveront pas de nous harceler, spécialement par téléphone. Bien sûr, la Cnil a voulu restreindre cette indélicatesse aux abonnés consentants, mais Enédis semble avoir tourné la difficulté en considérant automatiquement comme acquise l'autorisation de l'abonné, sauf s'il lit soigneusement son contrat et y coche la ligne supprimant cette autorisation.

     

    8. Effet des courants porteurs.

    Le compteur Linky communique ses relevés de comptage au concentrateur par courant porteur (CP). Ce concentrateur est généralement le transformateur d'alimentation du quartier. Ce dernier enverra ensuite lesdites informations à Enédis par le réseau téléphonique radio-cellulaire public (appelé souvent téléphonie mobile).
    Ce courant porteur consiste en des trains d'ondes d'au plus 2 volts, à une fréquence comprise entre 63 et 74 kHz, superposées au courant domestique à 230 V. La durée de ces trains est de quelques secondes. Selon les textes, ils seront émis une fois par jour ; mais on pense, à juste titre, qu'ils le seront bien plus souvent, jusqu'au rythme de 6 fois par heure, autorisé par la CNIL. Ils transmettent au concentrateur uniquement la valeur de l'énergie consommée.

    Le Linky ne communique pas avec notre installation électrique, mais aucun filtre n'est prévu pour empêcher ces trains d'onde (de courant) de pénétrer dans notre logement5.

    On montrera que ces impulsions de courant n'apportent aucune gêne, sauf sur les trois points ci-après :
    - les CP peuvent perturber certains appareils récents, sensibles au toucher, comme les lampes à effet tactile ; ces lampes, généralement fabriquées en Chine, ne respectent pas les conventions internationales actuelles qui réservent aux distributeurs d'énergie la gamme de fréquence des 70 kHz.
    - des télécommandes anciennes (spécialement celles de volets roulants) fabriquées avant la promulgation des normes ci-dessus.
    - il n'est pas totalement exclu que d'autres appareils, par exemple des programmateurs électroniques d'appareils ménagers, puissent être perturbés par les CP.

    Remarquons que d'autres courants porteurs sont déjà présents dans nos logements. Tout d'abord, ceux émis par l'EDF sur son réseau pour la télécommande des compteurs bitarifs, pour la commande de l'éclairage public et d'autres synchronisations. Le système Pulsadis à 175 Hz est en service depuis au moins 60 ans. De même, depuis une dizaine d'années, la plupart des abonnés à Internet par Adsl possèdent un modem émettant des CP sur leur réseau électrique domestique ; la fréquence utilisée, située entre 3 et 30 MHz, est bien plus élevée que celle du Linky. Ce sont des signaux très faibles ; on constate d'ailleurs qu'ils ne franchissent pas nos disjoncteurs et même difficilement nos boîtiers multiprises.

    Revenons aux trains d'ondes du Linky. Ces ondes sont des ondes de courant, localisées dans des fils électriques, et non des ondes électro-magnétiques (EM) propagées dans l'espace. Le Linky ne communique pas par le biais d'ondes, mais on sait que tout courant variable émet en général (involontairement !) des ondes EM ; elles sont cependant très faibles. Ainsi, on calcule qu'à 30 cm d'un conducteur unique véhiculant 30 A, le champ magnétique produit est égal à 6 microteslas, soit 8 fois moins que le champ magnétique terrestre (~50 microteslas en France).

    De plus, la norme C15-100 qui régit les installations électriques domestiques, obligent les électriciens à toujours installer le conducteur aller et le conducteur retour d'un circuit donné dans le même conduit. Ceci veut dire qu'on aura toujours proches l'un de l'autre 2 conducteurs de courants égaux et de signe contraire. Leurs champs magnétiques se soustraient (ils s'annuleraient même exactement si les 2 conducteurs étaient coaxiaux).

    Si ces deux conducteurs sont espacés par exemple de 3 mm (valeur raisonnable), le champ magnétique qu'ils rayonnent à 30 cm est atténué d'un facteur un million (l'atténuation à la distance R est égale au cube de (R/d) si d est la distance entre les 2 conducteurs). Le champ calculé ci-dessus pour un courant de 30 A, intensité maximum admise par le compteur bleu, ne peut dépasser 6 picoteslas à 30 cm du conduit. Le Linky débitant sur la même charge avec des tensions de 2 volts ne peut produire que des champs 100 fois inférieurs, c-à-d. au plus 60 femtoteslas, de l'ordre du milliardième du champ magnétique terrestre.

    Donc les trains d'ondes de courant du Linky seront non seulement très peu fréquents (quelques secondes par jour), mais de très faible amplitude. De surcroît, comme on le verra dans le §11, ces ondes, émises à une fréquence de 70 kHz environ, sont situées dans un domaine connu comme sans effet sur le vivant.

    Auparavant, voici un tableau résumant quelques préfixes employés devant les unités de mesure.

    f
    femto
    10-15
    millionième de
    milliardième
    p
    pico
    10-12
    millième de
    milliardième
    n
    nano
    10-9
     
    milliardième
    µ
    micro
    10-6

     millionième
    m
    milli
    10-3

     millième
    1 k
    kilo
    103

     mille
    M
     méga

    106

     million
    G
    giga
    109

     milliard
    T
    tera
    1012
    milliers de
    milliards
      (le symbole ~ signifie : est environ égal à)

     

    9. Il y a ondes et ondes.

    Beaucoup de pages sur Internet ou dans les journaux parlent d'ondes, toujours avec défiance et sans savoir de quoi il s'agit. Objets de tous les fantasmes, elles sont accusées d'entraîner cancers et stérilité. Faisons un peu le point sur le sujet.

          Les ondes matérielles.

    Il existe d'abord des ondes qui agissent sur les milieux matériels, les agitent, les déplacent et ne se propagent que dans de tels milieux. Les ondes créées à la surface de l'eau en sont un exemple, mais également les vagues, la marée, les tsunamis ... Relèvent de cette catégorie également les ondes sismiques, ondes matérielles concernant la Terre et la mer. Il s'agit de phénomènes puissants et très dangereux.
    Les sons font partie également des ondes matérielles ; ils se propagent uniquement dans la matière, solide, liquide ou gazeuse. Ce sont aussi des ondes qui, si elles sont trop fortes, peuvent devenir dangereuses pour la santé humaine et pas seulement pour nos oreilles, mais nos technophobes ne semblent pas les craindre et n'ameutent jamais les foules à leur sujet.
    Font également partie des ondes matérielles les ultrasons, tels ceux utilisés – à faible puissance – par les médecins en échographie.
    Très souvent, ces ondes matérielles sont produites par des moyens électriques (les hauts-parleurs par exemple) et sont donc accompagnées (involontairement) d'ondes électro-magnétiques. Et dans certaines salles de spectacle très fréquentées, la puissance des hauts-parleurs dépasse largement le kilowatt.

     

    10. Les ondes électromagnétiques (ondes EM).

    Celles-là, on ne les voit pas, mais on en parle beaucoup, en général sans les connaître.
    Il s'agit d'un champ (c'est-à-dire une force) électrique couplé à un champ magnétique, tous deux provoqués par un générateur (souvent par une antenne) et ayant la propriété de se propager au loin à peu près à la vitesse de la lumière c. Seuls les champs alternatifs (vibrants) ont cette faculté de propagation lointaine car ils ne s'affaiblissent que proportionnellement à la distance. Ces champs alternatifs possèdent deux caractéristiques fondamentales : leur fréquence et leur puissance.

    On les caractérise également souvent par leur période T, qui est l'inverse de leur fréquence F, ou par leur longueur d'onde λ (lambda) qui n'est rien d'autre que la distance parcourue par cette onde pendant une période (λ=c/F). On exprime leur fréquence en hertz (Hz), leur période en secondes (s) et leur longueur d'onde en mètres. Bien sûr, on sera obligé d'utiliser les multiples et les sous-multiples de ces unités fondamentales.

    Dans cette page, consacrée à l'effet du compteur Linky sur le vivant, on étudiera surtout le pouvoir de pénétration des ondes EM, lequel pouvoir dépend beaucoup du matériau traversé et de la fréquence de l'onde.
    Tout d'abord, remarquons que les ondes EM ne pénètrent pas à l'intérieur des métaux. Même en feuille mince, les métaux bons conducteurs constituent une barrière efficace contre les ondes EM6.

    Pour que ces ondes agissent sur les tissus humains, il faut qu'elles soient absorbées par nos tissus, sinon l'onde ne produit aucun effet ; mais cette absorption varie fortement avec la fréquence ; c'est ce que nous allons expliciter.
    Nous verrons qu'il n'y a pas (ou très rarement) de variation brusque de l'absorption en fonction de la fréquence ; on dit qu'on a affaire à un phénomène sans discontinuité. Aristote disait déjà, il y a près de 2500 ans : natura non facit saltus (la nature ne fait pas de sauts).

    Les ondes EM que nous utilisons ou produisons s'étalent depuis environ 50 Hz, la fréquence du réseau de distribution électrique, jusqu'à des milliards de milliards de Hz (les rayons gamma) et les longueurs d'ondes de quelque 6000 km (réseau électrique) à des millièmes de milliardièmes de millimètres. On voit que la gamme des ondes EM est énorme. On va diviser ce vaste domaine en 4 parties plus ou moins homogènes.

     

    11. Le domaine basse fréquence et radio.

    On y trouve les ondes produites par le secteur (F=50 Hz, λ=6000 km), puis celles utilisées par les communications militaires sous-marines (quelques milliers de hertz), puis un domaine aux environ de 60 kHz (λ~5 km) où se situent les ondes produites par les plaques de cuisson à induction, les multiples petits adaptateurs alimentant ou rechargeant nos appareils portables (par hachage à 50-60 kHz) et... le très controversé Linky (~70 kHz, λ~4 km).


    Puis, avec des λ de moins de 2 km, on trouve les émetteurs radios GO (grandes ondes) comme celui d'Allouis (162 kHz, λ=1,85 km), les émetteurs petites ondes (~1Mhz, λ~300 m), la radio MF (moyenne fréquence, 100 MHz, 3m), et enfin la télévision du 20e siècle (~200 MHz, λ~1,5 m, soit 2 fois la largueur de nos premières antennes râteau) et actuellement, avec la TNT, plutôt 500 MHz (λ~60 cm, toujours à peu près 2 fois la largeur de nos antennes actuelles).

    On connaît ce domaine depuis longtemps, près de 100 ans pour la radio GO et 50 ans pour la télévision. On n'y a jamais noté le moindre incident dû aux ondes et pourtant les puissances développées dans ce domaine sont parfois énormes, telles celle de l'émetteur d'Allouis qui a dépassé souvent le MW (million de watts). Ni le personnel de ces émetteurs, ni les habitants du voisinage n'ont subi de dommages attribuables à ces émetteurs. Remarquons tout de même qu'on a observé des effets sur du matériel (les téléphones filaires en particulier) ainsi que parfois des effets psychosomatiques, compréhensibles au voisinage des ces énormes antennes (350 m). Lorsque, étudiants, nous allions visiter ces installations, les ingénieurs nous faisaient remarquer que, contrairement aux rumeurs, ils étaient tous en bonne santé et n'étaient pas stériles !

    L'une des raisons qui rendent ce domaine sans danger, c'est qu'on ne peut pas concentrer à l'échelle humaine ce type d'ondes. La première raison est théorique : on ne peut pas concentrer des ondes en un foyer plus étroit que 10 fois λ environ ; donc même en concentrant au maximum les ondes d'Allouis, la puissance balayant un être humain resterait faible, de l'ordre de 50 mW. De plus, pour concentrer des ondes, il faut un dispositif réflecteur, donc métallique, dont les dimensions soient de plusieurs dizaines de fois la longueur d'onde. Pour les ondes d'Allouis, il faudrait des structures de l'ordre de 50 à 100 km. C'est à peu près irréalisable et on comprend que, même avec leur forte puissance globale, ces ondes n'ont aucun effet sur les êtres vivants.

    Les ondes éventuellement émises par le compteur Linky se situent dans ce domaine, mais n'atteignent même pas une puissance du millième de milliardième (10-12) de celles de l'émetteur d'Allouis. On peut donc sans crainte les considérer comme sans danger, comme le sont d'ailleurs toutes les ondes de ce domaine.

     

    12. Le domaine centimétrique

    C'est un domaine d'ondes exploité beaucoup plus récemment, radar excepté. On y trouve des télécommandes, les téléphones cellulaires (ou portables), la Wifi, la Wimax, la téléphonie Dect (téléphone sans fil à l'intérieur du domicile), le Bluetooth et certains radars, dont ceux de la police routière.

    On y trouve également les fours micro-ondes. Ce domaine correspond à des longeurs d'onde de quelques centimètres, qu'on peut aisément concentrer. On obtient ainsi des faisceaux hertziens. On peut également les enfermer dans une boîte métallique pour obtenir un four, le four micro-onde, qui non seulement concentre dans un petit volume des ondes de forte puissance (environ 1 kW), mais bénéficie d'un phénomène particulier, une résonance d'absorption par la molécule d'eau à 2,45 GHz.
    A cause des possibilités de concentration et de cette résonance assurant une forte absorption, on considère ce domaine comme suspect et qu'il faut l'exploiter avec précautions, car un effet sur le vivant n'est pas à exclure. D'où les multiples recommandations officielles à propos des téléphones cellulaires qui pourraient élever localement la température du cerveau quand ils sont collés à l'oreille, ce qui n'est sûrement pas recommandable. Par contre, on n'a jamais signalé que ledit téléphone, s'il est actif au fond de la poche d'un pantalon masculin, risque d'échauffer les testicules alors que dame Nature les a soigneusement extraits de l'abdomen pour qu'ils soient à moins de 37°.

    Parmi tous les appareils domestiques utilisant des ondes de ce domaine, le téléphone cellulaire privé est le plus puissant, émettant jusqu'à 2 watts quand il cherche le relais le plus proche. Les émetteurs Wifi, Dect ou Bluetooth domestiques sont de 10 à 100 fois moins puissants et sont donc moins à craindre. Il n'empêche que les fabricants devraient montrer plus de prudence dans ce domaine, par exemple en supprimant l'émission d'un téléphone Dect quand il repose sur sa base. L'usager précautionneux peut, la nuit, couper par une horloge son modem (sa box) pour qu'il n'émette plus de Wifi et ne consomme plus d'électricité (s'il dispose d'un téléphone autre que celui du modem).

    Quant aux antennes des relais cellulaires, il faut signaler qu'elles émettent des faisceaux nettement plus puissants (~100W) et même notablement concentrés ; ces faisceaux ne sont pas dirigés vers le sol, mais vers l'horizon7 ; en principe, ces antennes respectent des normes considérées comme suffisantes pour ne pas présenter de danger.

     

    13. Le domaine millimétrique et infra-rouge.

    C'est un domaine qui ne concerne guère le grand public, mis à part les appareils de chauffage. Ses longueurs d'onde s'étendent du centimètre au micron (µ, millième de millimètre) ; c'est un domaine très large et peu exploité.

    Dans sa partie basse, on rencontre les plus puissants des radars. Dans sa partie médiane, on trouve des lasers très puissants, comme le Yag, mais surtout le laser CO2, pouvant injecter plus de 10 kW sur moins d'un millimètre carré. Rien d'étonnant à ce qu'il serve pour la gravure et l'usinage. On n'était pas certain que les ondes du domaine précédent soient capables de brûler, mais dans ce domaine, la brûlure est garantie. L'absorption est intense aux longueurs d'onde de moins de 100 µ (noter qu'on ne caractérise guère ce domaine par ses fréquences, beaucoup trop élevées ; ainsi le laser CO2 émet sous une longueur d'onde de 10,6 µ avec une fréquence de 10 térahertz (soit dix mille milliards de hertz).

    A part l'usage industriel ou médical des lasers infrarouges, le public n'est concerné, dans ce domaine, que par le chauffage par radiation (infra-rouge bien sûr). C'est ainsi qu'agissent les radiateurs domestiques et les fours classiques de cuisine. Ces outils sont dangereux, leur puissance est importante et leurs ondes sont fortement absorbés par les tissus, mais ne pénètrent pas beaucoup au-delà de l'épiderme. Les brûlures restent superficielles si l'exposition est de courte durée, mais une fois les barrières de la peau détruites, la brûlure peut se propager et devenir très grave.

    On peut tout à fait rattacher le domaine visible (λ de 0,8µ à 0,4µ) au domaine millimétrique, ses effets ne différant pas beaucoup de ceux exposés ci-dessus (à part une très grande sensibilité de la rétine, qui est endommagée par des ondes lumineuses de puissances nettement plus faibles que celles brûlant la peau).

    C'est pour ces raisons qu'on qualifie tout ce domaine comme certainement dangereux. Cependant, il ne faut pas oublier que les rayonnements de cette gamme sont très utiles à l'humanité depuis la nuit des temps, pour se chauffer et y voir clair. Tout est question d'intensité. On dit qu'il y a un effet de seuil, un seuil à ne pas dépasser.

     

    14. Le domaine ionisant.

    Ce domaine commence à l'ultra-violet UVB. La longueur d'onde est alors d'une fraction de micron (0,3µ). Il s'étend jusqu'aux rayons γ (gamma) en passant par les rayons X mous et durs. Les fréquences sont très élevées (par ex. pour l'un des rayonnements émis par le cobalt-60, corps radioactif : 320 1018 Hz, soit 320 milliards de milliards de hertz et la longueur d'onde extrêmement petite, 1 picomètre environ). Tous les physiciens utilisent alors une autre unité de mesure, plus tangible, l'électron-volt (eV). Pour fixer les idées, disons que c'est, en volts, la tension minimum qu'il faut appliquer à un générateur de rayons X pour obtenir le rayonnement recherché8.

    C'est un domaine où la pénétration des ondes passe par un maximum. La pénétration augmente dès le rayonnement UVB, lequel est déjà capable d'atteindre les couches profondes de la peau et d'y développer des tumeurs cancéreuses, des mélanomes. En effet, en plus de leur capacité de pénétration, les ondes de ce domaine sont capables de détruire des cellules puis, à mesure que leur fréquence augmente, des molécules et même des atomes.
    Les cellules endommagées tentent en général de se reconstituer ou de se réorganiser, mais elles le font parfois de manière anarchique pouvant conduire à des tumeurs malignes. Ce domaine de rayonnement est donc doublement dangereux : il pénètre profondément et provoque des destructions pouvant donner naissance à des cancers.

    L'absorption des ces rayonnements est maximum dans le domaine des rayons X mous ; ils sont totalement absorbés dans le corps humain sur quelques décimètres, mais on ne les utilise pas beaucoup en pratique, sinon dans les labos (par exemple pour provoquer des réactions chimiques)9 .

    Les rayons X durs (à partir de 30-50 keV environ) sont de moins en moins absorbés quand leur énergie augmente10 ; ils émergent partiellement du corps humain et c'est leur résidu d'absorption qui permet aux radiologues de visualiser l'intérieur du corps. L'absorption de ces rayons X dépend fortement de la nature des organes traversés ; ainsi les os les absorbant beaucoup, ces organes apparaîtront en clair sur les clichés de radiologie. De même, on a observé que les tumeurs cancéreuses absorbent plus fortement ces rayons que les cellules saines, d'où la justification de la radiothérapie, malheureusement pas assez sélective ; ces rayons détruisent également au passage des cellules saines.

    Les rayons gamma peuvent être considérés comme une extension des rayons X durs, alors qu'ils sont émis non pas par des appareils électriques, mais par des corps radioactifs. Ils sont également utilisés pour la radiothérapie.
    Ces rayonnements de très hautes fréquences sont donc de précieux auxiliaires médicaux, tant pour le diagnostic que pour le traitement. Il n'en reste pas moins que ce sont les rayonnements les plus dangereux connus jusqu'à présent. Existe-t-il, dans ce domaine, un effet de seuil, comme dans le domaine de l'infra-rouge et du visible ? C'est une question dont nous discutons dans la page Radiations.

     

    15. Récapitulation sur les ondes

    Pour terminer avec ce survol rapide des ondes, nous présentons un diagramme personnel qui reste discutable, car il n'a pas été soumis jusqu'ici à la communauté scientifique. Sur toute l'étendue des ondes connues, on a tracé une première courbe en bleu qui traduit la transparence du corps humain (l'absorption est l'inverse de la transparence), puis une courbe jaune qui montre l'effet de ces ondes sur le vivant ; il s'agit de brûlures depuis l'infrarouge jusqu'aux rayons UV, puis de brûlures accompagnées d'ionisation au-delà de l'UVA.


    La courbe rouge représente le produit de l'absorption et de l'effet sur le vivant. Elle traduit donc le danger présenté pour chaque longueur d'onde. On s'aperçoit, bien que cette courbe ne soit pas monotone (valeur constante de sa variation), qu'elle n'est pas affectée de discontinuité notable, satisfaisant ainsi l'adage du philosophe grec : natura non facit saltus. On constate que le téléphone cellulaire est situé en zone suspecte, mais que le (très faible) rayonnement du Linky est très en dehors de toute zone dangereuse.

     

    16. Conclusions sur le Linky

    1. Le compteur Linky n'émet des ondes qu'en quantité infinitésimale.
    2. Même si ces ondes étaient significatives, elles sont émises à une fréquence sans effet connu sur l'être humain.
    3. Les courants (et non les ondes) émis par le Linky peuvent perturber des appareils électriques non conformes aux normes européennes actuelles.
    4. Il faudrait être sûr qu'Enédis respectera la norme C15-100 et offrira toujours la possibilité de réenclencher le Linky sans sortir du logement familial.
    5. Il faudrait parvenir à l'interdiction totale pour Enédis de communiquer les informations du Linky à des sociétés autres que celles productrices ou distributrices de l'électricité (ceci excluant les sociétés purement commerciales facturant l'électricité).
    6. Enfin, selon l'étude ci-après, il faut que les services publics acceptent une solution satisfaisante pour les usagers connectés en triphasé.

    Pour clore la discussion : peut-on refuser ce compteur ?
    C'est difficile puisqu'il est imposé par la loi. Il semble cependant pour l'instant qu'Enédis ne force pas la porte d'un abonné qui s'y oppose, mais que la pression pourra être plus forte à la fin de la campagne de pose (2021).
    On peut également s'attendre à ce qu'Enédis facture les relevés manuels (62 €/an) aux abonnés récalcitrants, moyen de pression non négligeable.

    En dernière minute, nous signalons la parution récente d'un article de haute qualité sur le Linky dans la revue Canard-Pc-Hardware de mars 2018 (Compteurs Linky, fantasmes et réalités).

     


    Notes
    1. L'auteur précise qu'il n'a aucun lien avec Enédis et qu'il n'utilise ici que des notions de physique et des données disponibles sur Internet.    Retour

    2. On appelle technophobes des personnes très agissantes systématiquement opposées à tout projet technique d'envergure.    Retour

    3. Une STEP comporte une usine et 2 lacs ou bassins. Quand l'électricité n'est pas chère, la nuit par exemple, l'EDF pompe l'eau du bassin inférieur vers le bassin supérieur. Aux heures de pointe, l'eau du bassin supérieur est turbinée dans la Step, produit de l'électricité et retourne dans le lac inférieur. C'est une sorte d'accumulateur électrique de grande capacité. Il ne s'agit pas de mouvement perpétuel, il y a des pertes ; le rendement est de l'ordre de 75%.    Retour

    4. En France, le coût du compteur Linky (140€ tout compris) devrait être rapidement remboursé par l'économie réalisée sur les relevés manuels (62€ par an et par abonné, selon Enédis).    Retour

    5. Les usagers les plus méfiants pourront trouver sur Internet des offres de filtres pour environ 250€. Il n'est pas impossible qu'ils perturbent le compteur lui-même et qu'ils soient interdits.    Retour

    6. Une simple feuille ou un grillage métallique peut servir de blindage si ses dimensions sont bien supérieures à la longueur d'onde (10 fois au moins) ; si ce ce n'est pas le cas, il faut relier cette feuille à la terre, sinon elle se transformerait en antenne ré-émettrice. Donc, si on veut ainsi se protéger des ondes inévitablement émises par nos appareils électriques domestiques, compteurs compris, il faut connecter la plaque (ou le grillage) à la terre (comme l'est le capot métallique entourant la plupart de nos appareils, bien que soit pour une autre raison, celle de sécurité).    Si le Linky est placé dans l'appartement et logé dans un coffret, les abonnés les plus méfiants pourraient revêtir le volet de ce coffret par une feuille mince (ou un grillage) métallique reliée à la terre, ce qui atténuera encore fortement les ondes émises.    Retour

    7. Ces faisceaux, concentrés surtout dans un plan horizontal, sont dirigés, en plaine, vers l'horizon. Mais en montagne, ils sont dirigés vers un horizon artificiel selon un axe en gros parallèle à la pente du terrain. Ainsi, le futur émetteur de Free au Châtelard à Biviers émettra des faisceaux inclinés de 7% vers le bas.    Retour

    8. Définition de l'électron-volt : énergie qu'acquiert un électron (de charge q) sous une tension électrique de 1 volt. Cette énergie est reliée à la fréquence F d'un rayonnement par la relation d'Einstein qV=hF, h étant la constante de Planck.    Retour

    9. Les écrans à tube cathodique produisent des rayons X mous en quantité non négligeable. Ils sont heureusement atténués par leur dalle de verre. Avec la banalisation des écrans plats, leur usage est maintenant de moins en moins fréquent.    Retour

    10. Dans les corps simples et pour ce domaine, l'absorption diminue grosso modo comme le cube de la longueur d'onde. Mais les tissus humains ne sont pas des corps simples. Il existe également des discontinuités d'absorption dans le domaine des X durs correspondant aux niveaux d'énergie des atomes ionisables, mais leur effet est mineur dans le contexte du corps humain.    Retour


     

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