Le Repos de l'Ouvrière
(1920-1961)

Le préventorium, photo d'époque
Solange Merceron-Vicat fait acheter en 1920 le couvent par une société civile immobilière qu'elle a créée. Elle transforme le bâtiment en maison de repos pour ouvrières fatiguées.

Une autre maison de même vocation, appelée également le Repos de l'ouvrière, existait déjà à Virieu.

A Biviers, 40 à 60 lits accueillent des jeunes femmes pour des séjours qui, du moins au début, sont de courte durée.

La maison est vite confrontée au problème de la tuberculose, principale cause de mortalité chez les ouvrières. Solange consacre toute son attention à cette grave maladie.

En 1945, l'établissement obtient le statut de préventorium.

Solange Merceron-Vicat,
aquarelle de Lisette Blanc,
d'après photo de 1943.
Pendant la guerre de 1940, au péril de sa vie, Solange se dévoue à la protection des réfugiés et, spécialement, des juifs. Elle en cache un bon nombre à Biviers. Sa conduite lui vaudra la Légion d'honneur en 1951.

L'attitude de Solange et celle de nombreux autres Biviérois seront à l'origine du tournage à Biviers du film le Vieil homme et l'enfant en 1966.

Après la guerre, les antibiotiques, produits à grande échelle, jugulent le fléau de la tuberculose. La maison, trop spécialisée, périclite.

Solange meurt en 1956. Elle est enterrée à Biviers. Son frère Henri, ex-maire de Biviers, reprend le flambeau et dirige la maison. Sans doute faute de malades, le prévent doit fermer ses portes en 1961, comme de nombreux établissements régionaux de même vocation.

On trouvera plus de détails dans la seconde partie de l'exposition, entièrement consacrée à Solange Merceron-Vicat.


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